La Famille Medawar/Christian Medawar History ( french)

Historiques et anecdotiques concernant la Famille Medawar
Christian Medawar History

Source Walid Medawar

English Translation coming soon.

CONSCIENCE DU PASSE

FAMILLES GRECQUES-CATHOLIQUES

Quelques Notices historiques et anecdotiques concernant la Famille Medawar

5. Exc. Mgr Pierre Kamel Medawar, auteur de cette notice.

POURQUOI CET ECRIT?

Des neveux et des cousins eparpilles un peu partout dans Ie monde m’ont demande de leur donner quelques renseignements concernant la famille.
Je me rends volontiers a leur desir pour les motifs suivants :

1. — Je veux bien faire plaisir a ces neveux et cousins, en satisfaisant chez eux un desir pieux et legitime.

2. — Etant actuellement Ie doyen de la famille et possédant personnellement des connaissances que les autres ne possèdent pas, il est bon de fixer par écrit ces connaissances pour qu’elles ne se perdent pas trop rapidement après ma mort; car vu mon age (93 ans), il est a prévoir que je ne tarderai pas a rentrer dans la maison du Père.

3. — II est vrai que les faits et souvenirs que je relate ne sont pas des gestes héroïques méritant de passer a I’histoire. Mais ce sont des souvenirs de famille qu’il est agréable et utile de se rappeler. Dans I’ensemble, I’héritage moral que nous ont laisse nos pères mérite d’être sauvegarde.

Mes sources, ce sont des traditions orales que j’ai entendu raconter par les anciens et les amis de la famille. Quand il y a une source écrite je la mentionne dans la mesure de la connaissance que j’en ai.

Le récit n’a aucune prétention littéraire. J’ai voulu seulement être vrai, clair et simple.  J’aurais voulu mieux écrire, mais la vieillesse et ses infirmités ne m’ont pas permis de mieux faire.

Apres la distribution de cet ecrit aux parents auxquels il etait destine, S.B. notre Patriarche Maximos V Hakim en a pris connaissance. II a trouve que malgre sa caracteristique de souvenir familial, cet ecrit contient assez d’elements d’ordre public et d’ordre prive de nature a interesser tout le monde. II se refere toujours aux moeurs et coutumes qui etaient en vigueur dans le pays durant la periode envisagee, surtout pendant ce 19eme siecle qui est a la fois si pres et si loin de nous. Sa Beatitude a juge qu’il n’est pas necessaire d’attendre la mort de I’auteur pour faire connaitre son travail et a exprime le desir de le publier dans « Le Lien », dans la serie de I’histoire de nos families grecques melkites catholiques.

Et voila pourquoi cet ecrit est publie ici.

Je veux terminer ce petit mot d’introduction par une formule dont les anciens copistes de manuscrits se servaient a la fin de tout ouvrage : « Celui qui dans I’avenir, lira ces lignes, est prie de vouloir bien dire a /’intention de I’auteur: due Dieu lui pardonne et ait pitie de son ame ! »

+ Pierre K. Medawar

Am-Traz, Liban, Ie 30 septembre 1979.
Revu et annote au Caire, Egypte, en 1980

PLAN SUIVI

*  Histoire globale de I’Eglise en Orient, et de I’Eglise grecque-catholique en particulier.

*  Les Medawar a Amyoun, puis a Zouk, enfin a Beyrouth avec Youssef Medawar, arriere grand’pere de I’auteur, vers 1800.

*  Les six filsde Youssef Medawar et leur descendance : Khalil, Nicolas, Nakhle, Gebran, Georjoura01, et Nasrallah.

*  Temperament religieux de tous les Medawar issus de Youssef.

*  Autres families Medawar de Zouk — Autres Medawar Chretiens et Musulmans.

PRELIMINAIRES

Pour comprendre la modeste histoire de notre famille, il faut avoir quelques notions de la situation de I’Eglise grecque-melkite-catholique. Voici quelques grands traits.

A la suite du IVeme Concile Oecumenique tenu en 451 a Chalcedoine pres de Constantinople, Ie monde chretien, surtout en Orient, se trouvait pratiquement partage entre trois confessions: les Nestoriens, nombreux en Irak, en Iran et en Asie centrale jusqu’en Chine; les monophysitesou Jacobites, formant les Eglises Coptes (Egypte etAbyssinie), les Eglises Syriaques (Syrie Centrale, Arabie et Ie sud de I’lnde), et les Eglises Armeniennes; et les Melkites, comprenant tous les autres chretiens: les Orthodoxes d’Orient et les Latins d’Occident. Tous les catholiques reconnaissent (avec plus ou moins de precision) la primaute du Pape de Rome. C’est la situation que les Arabes musulmans ont trouvee au Vlleme siecle lorsqu’ils ont fait leurs foudroyantes conquetes.

Le monde oriental et Ie monde occidental, — I’Eglise Byzantine et I’Eglise Romano-germanique — se disputaient et se reconciliaient assez souvent, selon les interets de la politique. Mais en 1054 eut lieu le grand schisme, la grande separation entre I’Orthodoxie et le Catholicisme, qui se poursuit jusqu’a nos jours.

(1) Nous nous arreterons la dans le present numero du Lien.

L’histoire de Nasrallah et de ses descendants (dont Mgr P.K. Medawar) ainsi que celle des autres families Medawar, non issues de Youssef, seront publiees dans notre prochain numero.

Les Patriarcats melkites du Proche-Orient, i.e. Alexandrie, Antioche et Jerusalem, se sont maintenus d’abord dans la neutralite entre les deux partis. Lorsque Michel Cerulaire de Constantinople a invite les patriarches melkites a Ie suivre dans sa separation de Rome, Pierre d’Antioche lui a repondu que les divergences theologiques entre les deux Eglises ont toujours existe sans etre considerees comme motifs de schisme et que les Latins d’Europe etaient des peuples encore barbares.inca pa bles de saisir les finesses de la philosophic et de la theologiegrecques, qu’il fallaitdonc les accepter telsqu’ils etaient dans la communion de I’Eglise Une.

Arrivent alors les Croises, du Xleme au Xllleme siecle. Plusieurs etaient des chretiens sinceres, mais plusieurs aussi etaient des aventuriers. Les uns et les autres, avec l’esprit de l’epoque, ont maltraite tellement les chrétiens d’Orient (en faveur de la juridiction latine qu’ils venaient de creer en Orient) que les chrétiens du pays, persécutes aussi par les Etats arabes musulmans, se sont progressivement rapproches des Orthodoxes de Constantinople et ont peu a peu adopte son attitude de schisme vis-à-vis du Pape.

Au XIVeme siècle, les souverains Mamlouks d’Egypte et de Syrie ont amené les patriarches melkites a s’installer au Caire et a Damas (ou ils pouvaient être mieux surveilles) plutôt qu’a Alexandrie et a Antioche ou ils pouvaient facilement communiquer avec Rome et Constantinople.

Apres la prise de Constantinople en 1453, les Turcs Ottomans ont donne beaucoup de pouvoirs et privilèges aux patriarches grec et arméniens orthodoxes de la Capitale. Cela a naturellement augmente leur influence sur les melkites des autres patriarcats et a davantage éloigne ceux-ci de Rome.

Cependant, il n’y a pas eu acte formel de schisme; c’était une séparation de fait. Quelques patriarches et évêques d’Antioche ont continue a avoir des relations sporadiques avec Rome, mais dans I’ensemble on peut les considérer plutôt comme sépares. Les Conciles d’Union tenus a Lyon (Xllleme s.) et a Florence (XVeme s.) n’ont pas donne de résultats.

Aux XVIIeme et XVIIIeme siècles, il y a eu parmi les chrétiens du pays des mouvements de retour vers I’ancienne union avec Rome. Pour Ie Patriarcat d’Antioche, ce mouvement s’est concrétise par la formation en 1724 d’un Patriarcat grec-melkite-catholique, sépare du Patriarcat grec-orthodoxe.

L’histoire de notre famille commence vers cette époque.

EMIGRATION, DU VILLAGE D’AMYOUN EL-KOURA,

AU VILLAGE DE ZOUK-MIKHAEL, KESROUAN, EN 1723.

La Koura (du grec chora; village, contrée) est un district ou caza du gouvernorat du Liban-nord, dont Ie chef-lieu est la ville de Tripoli. Le chef-lieu de la Koura est la petite et jolie ville d’Amyoun, 9000 habitants, grecs-orthodoxes. Le pays, riche surtout en plantations d’oliviers, pro-duit une huile excellente. L’altitude ne dépasse pas 200 a 400 mètres au-dessus de la Méditerranée voisine. C’est dans cette localité d’Amyoun qu’est née la famille Medawar, au XVIIeme siècle. En arabe courant Medawar signifie rond ou arrondi (en langage grammatical, il faudrait prononcer Moudawar). Cette appellation n’a rien de chevaleresque ni de poétique : il semblerait que notre ancêtre, gros et court, était ami du seigneur féodal de la région lequel, par familiarité, I’a une fois appele le rond (Medawar), et le nom lui est reste ainsi qu’a sa famille. A cette époque, tout le Proche-Orient était secoue par le mouvement pro- catholique. La situation de I’Eglise grecque-orthodoxe était arrieree, et les missionnaires européens latins, venus nombreux en Syrie-Liban, entretenaient le mouvement pro-unioniste avec Rome. Ce parti catholique qui s’y est forme n’était pas nombreux: il groupait principalement la famille Medawar et la famille Cattan (le Cotonier). Persécutes par leurs frères orthodoxes traditionalistes, ces nouveaux catholiques n’ont pu demeurer plus long- temps dans leur pays. En compagnie de la famille Zeinieh de Tripoli et de la famille Dokki d’Alep, ils ont tous emigre vers le Kesrouan, district maronite (catholique) qui était le fief de la famille Khazen, a laquelle appartenaient les seigneurs feo-daux. On dit que cette pieuse et puissante famille maronite qui aidait beaucoup I’Eglise était elle aussi d’origine grecque-catholique du Hauran. Quoi qu’il en soit de ce point, les Khazen ont aide tous ces grecs-melkites-catholiques a s’établir a Zouk-Mikael et a se construire une église de leur rite sous le vocable de Saint Georges. C’était en I’an 1723, une année avant le partage définitif du Patriarcat d’Antioche en communauté grecque-catholique et communauté grecque-orthodoxe. Ces détails sont particulièrement notes dans un livre imprime a Beyrouth, il y a une centaine d’années et qui porte Ie titre « d’Histoire du District de Kesrouan » (^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^) par les Moines Maronites qui relatent I’edification, directement par les Khazen ou sous leurs auspices, de nombreux couvents et eglises dans Ie dit district. La tradition verbale ajoute que Ie Chef de la famille Medawar qui dirigeait I’emigration etait pretre et s’appelait Zacharie. Les nouveaux arrivants s’etaient aussi etablis a Zouk-Mosbeh, mais ils se sont tous rassembles ensuite a Zouk-Mikael, en laissant quel- ques icones grecques en souvenir de leur passage a I’eglise de Zouk-Mosbeh. Toutes ces families, auxquelles s’etaient jointes les families Mogharbel (Ie Cribleur), Geahel (I’lgnorant, ou Ie Non-lnitie), Salamouni, etc… comptent encore des descendants dans Ie pays. Un peu plus tard, quelques uns des Medawar sont alles s’installer a Ajaltoun ou, n’ayant pas d’eglise de leur rite, ils sont devenus maronites. Telle est I’origine des nombreux Medawar maronites qui comptent parmi eux un medecin celebre, du nom de Peter, Prix Nobel, installs a Londres.

Disons un mot de Zouk qui, depuis plus de deux siecles et demi, c’est-a-dire depuis notre emigration d’Amyoun, est devenu « notre village » t1_«_^) Le mot semble vouloir dire domaine, hameau, fief. Un riche seigneur aurait partage ses biens entre ses trois fils, donnant a chacun un « Zouk » qui a porte le nom de ce fils. Le zouk de Mikael et celui de Mosbeh ont prospere et sont devenus des petites villes habitees aujourd’hui respectivement par 5000 et 4000 ames. Le zouk du troisieme, dont le nom est perdu, a ete ruine, c’est pourquoi il s’appelle Zouk- el-Kharab, « Zouk-les-Ruines ». Malgre ce nom nefaste, la localite s’est maintenue grace a la presence d’un grand monastere, celui de Notre-Dame d’EI-Louaize (N.D. du Petit Amandier), maison-mere de I’Or- dre Maronite Alepin, appele aujourd’hui Ordre des Moines Marianistes. Diverses industries commencent a s’etablir dans la region.

Zouk-Mosbeh va jusqu’a I’embouchuredu Nahr-el-Kalb, Fleuvedu Chien, le Lycus des Anciens. Les rochers de I’em- bouchure portent des inscriptions egyptiennes, assyriennes, francaises et libanaises. Sur le terrain de ce Zouk s’elevent les constructions de plusieurs manufactures et du Grand Couvent-Asile du Christ-Roi, maison de retraite pour ecclesiastiques, oeuvre du saint capucin tres connu sous le nom d’EI-Padre Yacoub (Jacques Haddad). II y a la surtout la celebre grotte de Geita, une des plus grandes et des plus belles grottes du monde, ou coulent les eaux du Nahr-el-Kalb au milieu de magnifiques stalactites et stalagmites.

Enfin Zouk-Mikael. La population industrieuse s’adonne particulierement a I’artisanat specifique du pays, la fabrication manuelle de brocards, d’etoffes et de tapisseries de soie et de coton, riches et sou pies, servant a I’habillementdegalaeta I’ameublement. A Zouk, sont etablis les maisons-meres de nos Ordres de Moniales Basiliennes, Chouerites et Alepines, monasteres de I’Annonciation et celui de Saint Michel. II y a aussi deux couvents maronites de religieuses visitandines dont guerre civile libanaise, Ie President de :a Republique Soleiman Frangie a transfere a Zouk Mikael sa residence et ceUe du gouvernement. Dans Ie voisinage de cette localite se trouve Bkerke, la Residence du Patriarche Maronite. Je crois que ces couvents feminins, suitout les deux couvents basiliens, sont I’origine de I’industrie du « marsaban » ou « marsabban ». C’est une pate d’amandes pilees et sucrees, oeuvre des mains des religieuses dont les doigts habiles fabnquent des formes de petites roses ou de fleurs d’orangers. Convenablement dessechees, ces sucreries delicieuses sont distnbuees par les dites religieuses aux chefs des autorites civiles et aux families des amis et des bienfaiteurs. C’etait une petite specialite, fabriquee par une elite pour une elite. Mais depuis trois ou quatre dizaines d’annees, des commercants alepins etablis a Beyrouth ont pris I’initiative d’en fabriquer en gros et de commercialiser cette denree. 11s en ont ameliore la presentation exterieure (mise en boites magnifiques de toutes formes et mesures) et, sous Ie nomde « Ie marzipan » Ie marsaban est devenu une marchandise courante tres vendue au Liban.

Maintenant revenons a I’histoire de notre famille. Je n’ai rien de particulier a dire au sujet des Medawar établis a Zouk-Mikael pour la période du XVIIIeme siècle subséquente a leur établissement dans Ie Kesrouan a partir de 1723. J’ai dit plus haut qu’une partie d’entre eux s’est installée a Ajaltoun et est devenue maronite.

EMIGRATION DEYOUSSEF MEDAWAR
DE ZOUK A BEYROUTH VERS L’AN 1800.

C’est a partir de I’an 1800 environ que commence I’histoire de notre ancêtre direct commun, Youssef (Joseph) Medawar, qui a abandonne Zouk et est venu s’établir a Beyrouth.

Ce Youssef, dont Ie pere s’appelait peut-etre Marei ( ^-^ ), mais plus probablement Hanna (Jean) etait marie a Nastas (diminutif d’Anastasie) Salamouni. « Salamouni» veut dire qui a rapport a Salamon ou Salomon. II peut vouloir dire « originaire de Salamine », petit port de Chypre, car de tout temps il y a eu des rapports maritimes frequents entre la grande ?le et la cote phenicienne. Le mot designe aussi une variete tres appreciee d’oignons blancs.

Peu importe la signification du mot Salamouni. Ce qui nous importe, c’est notre arriere grand-mere, Nastas Salamouni, femme de Youssef Medawar. Elle etait d’une grande beaute, ce qui a viennent interesse le seigneur feodal de Zouk, lequel a concu a son egard des intentions peu honnetes. S’etant apercu des maneges de ce seigneur, Youssef Medawar n’a pas hesite a fuir Zouk avec sa femme et les premiers-nes de ses enfants et a se rendre a Beyrouth qui n’etait le fief d’aucun seigneur et dependant des autorites turques du Sultan d’lstanboul. Quelques-unsde ceux qui m’ont raconte I’evenement ont parle du meurtre que Youssef Medawar aurait commis en tuant le seigneur trop entreprenant. Mais d’autres ne rapportent que « la fuite pendant la nuit, des membres de la famille charges a dos d’anes ».

Disons un mot de Nastas, pour n’avoir pas a y revenir. Elle etait genereuse, et elle leprouvaiten mettant unegrandequantitede beurresurle plateau de/:e6Aequ’elle preparaitetqu’elle appelait el-Salamounieh (la Kebbe se prepare avec de la viande vigoureusement battue avec du borghol, ble bouilli, desseche et concasse). Dans sa vieillesse, elle passait le temps a la fenetre de sa chambre du rez-de-chaussee, avec son ibrik (petite cruche de poterie) a cote d’elle; et chaque fois qu’une femme venait puiser de l’eau du puits appartenant a la maison, Nastas versait l’eau de son ibrik et demandait qu’on le lui remplisse d’eau nouvelle, toujours fralche’ .

A cette epoque, il n’y avait ni chemin de fer, ni voitures ni automobiles; les deplacements tres frequents entre le port de Beyrouth et les villages de la montagne libanaise se faisaient a dos de montures animales : anes, mulets, chevaux, conduits par des « moukres » ou makari professionnels, par des chemins montants et rocailleux. Ce genre de transport exigeait partout la presence indispensable et lucrative du marechal-ferrand. Youssef Medawar n’a pas hesite a etablir a I’entree-Nord de Beyrouth un grand atelier de marechalerie ou travaillaient quelques professionnels de metier. II s’est ainsi rapidement enrichi et a acquis la propriete d’un immense terrain qui (d’apres ma grand-mere paternelle) allait du port a la quarantaine. II s’est mis a le lotir et a le revendre progressivement par petites parcelles, realisant ainsi des benefices importants. Ce terrain aujourd’hui couvert de constructions et ayant la valeur de plusieurs centaines de millions de livres, etait alors couvert de broussailles et de cactus. La partie de ce terrain la plus rapprochee de la ville et du

port forme le quartier Medawar^- ), autrefois banlieue excentrique, aujourd’hui partie integrante de la ville, contigue au quartier Es-Sai’fi, (

(1) Beyrouth plutot Birol, pluriel de bir veut dire en arameen Puits, Fontaine, parce que le promontoire sur lequel s’est elevee la ville contient plusieurs puits d’eau douce, et que les navigateurs heniciens s’y approvisionnaient. Jusque vers la fin du 19eme siecle, ou fut créée la compagnie des eaux qui a amene a la ville I’eau du Nahr-el-Kalb (fleuve du Chien), les habitants de Beyrouth se servaient de leurs puits. II y en avait dans les quartiers pour I’usage commun et il y en avait dans les maisons particulieres de quelque importance. Dans ce dernier cas, la coutume voulait que les proprietaires n’empechent pas les voisins ni les passants de venir y puiser I’eau dont ils avaient besoin. Cela explique [‘attitude de notre grand-mere Nastas : ce n’etait pas seulement un caprice de vieille Dame oiseuse, mais aussi une affirmation et un exercice du droit de propriete sur le Puits Medawar.

30 July 2009

2 Responses to La Famille Medawar/Christian Medawar History ( french)

  1. Maryse Medawar

    Thank you for this fascinating research on the Medawar family. I was hoping to find out if you have any information about Medawar’s from Aleppo (about 3 generations ago). My grandfather eventually came to Lebanon in the 1950′s but the family was in Aleppo before that and they are Syriaque. I don’t have information beyond my grandfather’s father (where they came from etc). Any information would be very appreciated!!

    Thank you
    Maryse

  2. Hello Maryse, I responded to your comment on facebook. There is a large Muslim Medawar branch in Aleppo. We are trying to put together a comprehensive family tree of all the Medawars everywhere. Would you share yours?

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